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Découvrir Rohan - Histoire

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Les guerres de la ligue de Bretagne : 1589 - 1598



Catherine de Parthenay, vicomtesse de Rohan
1554-1631,
 mère de Henri II,

premier duc de Rohan.

Catherine de Parthenay épouse le vicomte René II de Rohan en 1575.

Huguenote inébranlable, elle conforte les églises protestantes de Blain, Josselin et Pontivy.

« Veuve en 1586, elle consacre sa vie à élever ses cinq enfants, à approfondir une culture scientifique et littéraire hors du commun et à soutenir le protestan-tisme  breton » Jean-Yves Carluer.

Lors du siège de la Rochelle (1627-1628) par les armées du cardinal de Richelieu, elle fera figure de « passionaria » en gal-vanisant ses coreligionnai-res, défenseurs de la ville.

Les Rohan acquis à la Réforme

L’histoire des Rohan est marquée au 16ème  siècle par leur conversion au protestantisme. Ils mettent leur influence au service de la nouvelle religion et s’illustreront dans les rangs protestants non seulement en Bretagne mais également en France (Cf le portrait d’Henri II de Rohan, chef calviniste sous la régence de Marie de Médicis).

Des églises réformées sont fondées à Pontivy (1561) dans la chapelle du château, à Blain (1562) et à Josselin. Point de trace cependant de protestantisme dans la cité de Rohan écrit l’abbé Martin dans son Histoire de Rohan.

Les guerres de religion

De 1562 à 1598, le royaume de France est le théâtre d’une série de huit conflits opposant catholiques et protestants. Ce sont les guerres de religion : intolérance, persécutions, guerre de princes, guerre civile coïncidant avec un affaiblissement de l’autorité royale et un contexte européen tendu.

La Sainte Ligue – mouvement ultra catholique créé en 1576 en réaction à des dispositions jugées trop favorables à la religion réformée, s’est jurée d’extirper le protestantisme du royaume.

Philippe de Lorraine,
duc de Mercoeur,
gouverneur de Bretagne depuis 1582
Champion d’un catholicis-me de combat, Mercoeur se met à la tête de la Ligue de Bretagne à l’avènement au trône de France du pro-testant Henri de Navarre. Il poursuit sa dissidence en dépit de la conversion  au catholicisme du roi Henri IV en 1593 et songe à rétablir la souveraineté du duché de Bretagne à son profit, sa femme étant l’héritière des Penthièvre.

La Bretagne dernière province ligueuse.

La Bretagne jusqu’alors en dehors des troubles, rejoint le mouvement en 1589 à l’instigation du gouverneur de Bretagne, le duc de Mercoeur.
« Cette guerre compte certaines actions militaires d’intérêt général, mais elle offre surtout une série de petits combats, d’engagements particuliers, d’assauts de ville, de surprises et de pillages dues à des bandes armées plus ou moins régulières qui battent la campagne en tout sens » Du Halgouët.

Elle se caractérise également par un forte intervention de troupes étrangères : espagnols du coté des ligueurs, anglais du coté des royaux (Henri IV).

La venue d’Henri IV  en Bretagne en mars 1598 décide Mercoeur à renoncer à son gouvernement et à se soumettre au roi.
En remerciement des services rendus à la cause royale, Henri IV élèvera la vicomté de Rohan au rang de duché-pairie en 1603.

La vicomté de Rohan subit les rigueurs de la guerre.

      Le Duc de Mercoeur « dès le commencement de la lutte, envahit les fiefs des Rohan, ceux des aînés parce que calvinistes, ceux des cadets, parce que catholiques ralliés au roi huguenot » Du Halgouët
    Josselin est prise en avril 1589 et conservée par les ligueurs qui en feront une place stratégique.
    Pontivy tombe en décembre 1589 aux mains de la Ligue et de ses alliés espagnols. La ville sera rendue aux Rohan en 1598, à la signature de l’Edit de Nantes et deviendra l’une des 16 places de mariage prévues par celui-ci.
    Guémené est prise par les ligueurs en décembre 1589. Reprise par les royaux en janvier de l’année suivante, elle est aux mains des espagnols en septembre 1592 pour quelques temps qui sont mis à profit pour piller les environs.
    Corlay est pris par les ligueurs en juin 1591. Il sera pris et repris à de multiples reprises : tantôt aux mains des ligueurs tantôt aux mains des royaux. Il servira de base à d’audacieux pillards des deux camps : Yves de Liscouët  pour les royaux, où le célèbre capitaine ligueur connu sous le nom de baron de la Fontenelle.
    La Chèze est aux mains des ligueurs. Les campagnes de Loudéac sont dévastées par le comte de la Maignane – ligueur, à partir de l’abbaye de Lanténac qu’il occupe.
    Rohan qui avait soutenu plusieurs assauts contre les ligueurs est pris en 1594. « Des canons installés proche la butte du Salut démantelèrent la forteresse » Abbé Martin.

Le temps de la ligue outre les atrocités de la guerre, a été le plus souvent synonyme de misère et de malheurs : famines en 1591 et 1597, épidémie de peste en 1598. Le registre paroissial de Pontivy rapporte que « es moys de juillet, augt et septembre 1598 moururent à Pontivi environ troys centz personnes ».

Le souvenir des malheurs de ce temps s’est transmis oralement par des complaintes chantées (gwerzioù) reprises dans le Barzaz Breiz de La Villemarqué.

 


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